Samedi 31 mars à Paris 14 H Métro République, contre la précarité et les exclusions...

Publié le par JF

Bientôt la France aura un nouveau président. Ce sera Sarkozy, Bayrou ou Ségolène. Encore trop de gens du peuple attendent beaucoup de ce futur élu. Sans vouloir être rabat-joie on peut leur prédire beaucoup de déceptions et d'amertume.

Tous trois ont été en effet des partisans du Oui à la constitution européeenne, rejetée massivement par le peuple, constitution qui prévoyait dans ses préambules la dérèglementation des marchés financiers génératrice d'encore plus de pauvreté et de précarité.

Tous trois ont fait connaître leur admiration pour Tony Blair, l'un des assassins du peuple irakien et massacreur du système social anglais. De quoi être inquiet quand même, non? Blair le menteur (Bliar) comme l'appellent les Anglais, Blair et ses faux malades et vrais chômeurs, ses inégalités monstrueuses, la précarité généralisée, ses services publics en lambeaux, son endettement record public comme privé et sa balance commerciale en déficit de 140 milliards d'euros en 2006. C'est ce salaud l'exemple de nos trois présidentiables? Et c'est pour ceux là qu'il nous faudrait voter?

En tous cas chacun est prévenu. Après les élections ce sera toujours l'attaque en règle contre les chômeurs et contre les travailleurs, déjà précaires ou non. Il est grand temps de résister en attendant le jour où le monde du travail pourra passer à son tour à l'offensive contre les faiseurs de misère. Manifester contre la précarité, le chômage et les exclusions est donc une bonne initiative.Quelles que soient les réserves que l'on peut avoir à l'encontre des organisations à l'initiative de cette marche, je pense que beaucoup comprendront l'intérêt qu'il y a à participer ce jour là. Tous dans la rue le 31 mars!

Voici le texte de l'appel à manifester :
En France, près de neuf millions de personnes vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté et 50% de la population vit avec moins de 1500 euros mensuel alors que les richesses n'ont jamais été aussi importantes et toujours aussi inégalement réparties.
Les exclusions s'amplifient et se banalisent d'année en année, atteignant aujourd'hui un seuil inégalé :

4,4 millions de chômeurs alors que le gouvernement évoque avec satisfaction le chiffre truqué de 2,2 millions, qui ne prend pas en compte les centaines de milliers de chômeurs réels mais invisibles : Chômeurs des départements d'Outre Mer, dispensés de recherche d'emploi, demandeurs d'emploi temporaire...

Plus de 3 millions de mal logés et des centaines de milliers de sans logis, (sur)vivant dans des taudis infâmes ou subissant au quotidien l'errance urbaine.

Des dizaines de milliers de jeunes et de moins jeunes, ne pouvant accéder à un logement décent compte tenu de la hausse vertigineuse des loyers et la baisse du pouvoir d'achat.

Entre 400.000 Ã 500.000 sans papiers, esclaves des temps modernes, subissant le double étau de la répression et de l'exploitation, les rafles et l'humiliation des expulsions du territoire pour 24.000 d'entre eux en 2006.

3.514.600 allocataires de minimas sociaux en 2006 (rapport de la Direction de la Recherche, Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques) auxquels il convient de rajouter les millions de sans revenu non comptabilisés, notamment les moins de 25 ans, toujours interdits de RMI.

40% de paysans vivant avec des ressources inférieures au SMIC. 30.000 paysans disparaissant chaque année.

Des millions de précaires dont beaucoup de jeunes n'ayant d'autre choix que d'accepter des salaires de misère et des statuts précaires type Intérims, CDD, temps partiels, Contrat d'avenir, CNE, etc

A travers la réalité indécente de ces chiffres, nous assistons à la mise en place d'un précariat généralisé, d'une misère toujours plus violente et banalisée, à côté desquels prospèrent des îlots de richesse toujours plus opulents. La précarisation des droits, la généralisation du contrôle social, particulièrement des plus pauvres d'entre nous, la criminalisation des mouvements sociaux deviennent les moyens privilègiés d'affirmation de l'ordre existant.

En cette période électorale où affluent les promesses des candidatsà la présidence de la République :

Nous, sans papiers, sans logis, sans emploi, sans revenu, paysans, handicapés, étudiants, travailleurs précaires du public ou du privé, intermittents, retraités, autres salariés, refusons cet état de non droit et son cortège de souffrances, de ségrégation et de discriminations qui nous sont présentées comme une fatalité.

Combatifs et solidaires dans la durée, nous appelons à une manifestation tintamarre où nos voix et revendications se feront bruyamment et clairement entendre.

Nous exigeons :

Le droit à un revenu pour vivre pour toutes et tous

La régularisation globale de tous les sans papiers

Pour de véritables emplois durables et librement choisis

L'application de la loi de réquisition sur les logements vides
la mise en place immédiate d'un véritable droit au logement opposable pour tous

l'arrêt des expulsions et la baisse des loyers


Premiers signataires : Reseau de Convergence des Mouvements Sociaux, AC!, APEIS, ATTAC, Collectif Droit des Femmes, Conf.Paysanne, Construire un monde solidaire, D.A.L., Droits devant!!, IPAM, la Marche Mondiale des Femmes, les Marches Européennes, MNCP, les No Vox, RESOCI, Union Syndicale Solidaires, Vamos...

Publié dans Luttes sociales

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Sator 17/03/2007 15:57

Encore une fois JF tu sais allier le poids des chiffres au choc des images. Souhaitons un réveil rapide et massif.Cordialement.

JF 18/03/2007 18:17

Merci Sator. Le réveil est certain. Ceux qui s'en chargent le mieux ce sont les "néolibéraux" (lire les vieux capitalistes) dont l'ambition comme les revenus deviennent complètement surréalistes....