Les promesses électorales partent toujours en fumée...

Publié le par JF

1974: C'est un lundi de démoralisation générale dans l'immense atelier de la Plaine-Saint-Denis où je travaille alors. La gauche vient d'être battue. La vie qui devait changer par la magie du programme commun PS-PC restera ce qu'elle est. Au mieux...

1981: Cette fois-ci c'est fait! Mitterrand est élu. Paris a connu une nuit de folie. Une fête gigantesque malgré la pluie. Hélas la gueule de bois ne se fera pas attendre. Le capitalisme, dont on annonçait la fin, s'accomodera de cette gauche fadasse qui oubliera très vite ses promesses d'antan.

Deux septennats de Mitterrand, achevés par une cohabitation impérialiste et guerrière avec la droite et dont l'Irak fera les frais lors de la première Guerre du Golfe.
Au final un bilan désastreux sauf pour la Bourse et les actionnaires jamais si bien servis que sous la gauche...

La gauche, démagogique dans l'opposition, gouvernera à droite  au profit du capital financier que l'on faisait semblant de combattre auparavant...

Suivirent les deux petits tours de Jacques Chirac pendant lesquels la « Fracture sociale » qu'il jurait de réduire durant sa campagne électorale ne fera que s'amplifier lorsqu'il jettera aux orties cette promesse démagogique destinée à attirer les votes des gogos.

Aujourd'hui (et j'en connais!) certains dissèquent à la loupe les programmes électoraux des différents candidats. N'ont-ils pas de mémoire ou sont-ils tous nés de la dernière pluie?
Dans les États-majors politiques on rit sous cape de ces programmes dont aucun ne sera tenu. Laurent Joffrin révèle dans Marianne du 17 mars ce que précise un ancien ministre socialiste critiqué sur le programme du PS: «  Si vous saviez à quelles conneries on a échappé, vous le trouveriez très bien. »

La vraie politique, celle qui nous tombera dessus après les élections, se fait ailleurs. L'OCDE, par exemple, a déjà tracé la ligne en matière de politique sociale. Ce sera la précarité pour presque tous et la guerre aux chômeurs, dans un premier temps, avant de s'attaquer aux bastions mieux défendus.

Dans ces circonstances, gauche ou droite feront, à peu de différences de détail, strictement la même chose.

Les seules possibilités de vrai changement se trouvent entre les mains du Peuple. Résister est, pour lui, aujourd'hui la seule option. Lorsque cette résistance se sera manifestée massivement, que les  dominés auront exprimé pleinement leurs exigences, alors il sera temps de passer à l'offensive pour en finir avec ce régime d'exploitation, subi par une majorité et dont seule profite une toute petite partie de la population.

Avant cela il faudra faire table rase de nos nombreux faux-alliés et de leurs promesses, dont le rôle véritable est de nous tromper constamment et de dévoyer les luttes au profit de leurs véritables maîtres du capital financier.

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