A voir...

Manifestation

contre la précarité et les exclusions...
Samedi 31 mars à Paris

14 H Métro République

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PALESTINE
Jenin, Jenin
film de 59 mn
A voir absolument...


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Le Monde selon Bush
Fim, 1h30mn
Démasque les menteurs de la Maison Blanche


 

 

 

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Infos...

Liberté pour Leonard Peltier qui entame sa 31ème année de prison aux USA...

 

 


 

"L'Occident a conquis le monde non par la supériorité de ses idées, valeurs ou religion mais par sa supériorité à planifier la violence. Les occidentaux oublient souvent ce fait, les non occidentaux jamais."

"the West won the world not by the superiority of its ideas or values or religion but rather by its superiority in applying organized violence. Westerners often forget this fact, non-Westerners never do."

Samuel P. Huntington (Auteur du Choc des Civilisations)

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inadmissible...

Le tiers de l'humanité vit avec moins d'un dollar par jour, les 2/3 avec moins de deux dollars...
Dimanche 24 juin 2007

Voila les élections sont terminées. Comme il était prévisible la gauche qui s’était tirée plusieurs balles dans le pied au cours de ces campagnes marathon a perdu. Les maîtres du jeu électoral du capital financier, qui, par médias interposés, formatent l’opinion, ont rendu leur verdict : la droite sarkoziste est la plus à même d’accomplir leurs basses œuvres dans cette période de régression sociale où la gauche n’a plus de grains à moudre.

Pas besoin d’être grand clerc pour démontrer l’inutilité de la gauche du point de vue des vrais décideurs du capitalisme. Ségolène Royal s’en est chargée. En expliquant la raison principale de son échec par l’obligation que le PS lui avait faite de porter deux revendications « intenables », la généralisation des 35 heures et le SMIC à 1500 euros bruts d’ici cinq ans, la madone du Poitou a reconnu l’impossibilité pour la gauche d’arracher la moindre miette au patronat dans la période à venir. Et c’est bien là où le bât blesse, prélude de la mort programmée de la Social-démocratie.

Social-démocratie qui se targuait de représenter, depuis les années 1960, le « nécessaire » compromis social entre le Capital et le Travail. Or aujourd’hui il n’y a plus rien à négocier…

Pour rester compétitifs au plan mondial les multinationales qui mènent la danse du club des entrepreneurs ont décidé de s’attaquer à des salaires « trop élevés » en Europe et aux revenus des « assistés » qui seront, étant les plus faibles, la première cible. Tout le monde se rendra rapidement compte que la  « revalorisation du travail » de Sarkozy est une fable et que pour gagner sa vie il sera nécessaire de faire beaucoup plus d’heures qu’auparavant…

Et tout ça, naturellement n’amènera toujours pas à pouvoir concurrencer les pays à coûts dérisoires de la main d’œuvre. Les ouvriers Chinois étant payés à peu près 20 fois moins chers qu’en France, les gains obtenus d’une exploitation accrue des travailleurs de France iront bien dans la poche des actionnaires rapaces qui ont triplé leurs exigences de profit financier en quelques décennies. Mais ceci est une autre histoire…

Toujours est-il que la Social-démocratie classique, dans ce contexte, ne sert plus à rien puisqu’il n’y a plus rien à arracher aux patrons et que les travailleurs doivent se contenter de plier…

Cette situation est malgré tout dangereuse pour le capital qui a besoin d’une gauche « raisonnable » pour encadrer les travailleurs et assurer que leurs luttes emprunteront toujours des voies de garage sans risquer de remettre en cause l’exploitation capitaliste.
C’est pourquoi on devrait assister à une « valse des étiquettes » au niveau des partis politiques de gauche devenus « refondés » (par les mêmes bien entendu qui ont su dans le passé maintenir en laisse la classe ouvrière et ses alliés).

Au peuple de ne pas s’y tromper. Le compromis social n’étant plus d’actualité entre Capital et Travail, que le Travail, contraint d'ouvrir les yeux,  forge l’outil révolutionnaire indispensable au renversement de ses exploiteurs !


Par JF - Publié dans : Politique
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Vendredi 30 mars 2007

Demain à 14h à République (voir encart à gauche) à l'appel des associations de chômeurs et de mal logés, soutenus par une kyrielle d'organisations diverses aura lieu une manifestation contre la précarité.

Les présidentielles sont proches et ça se sent. Les arrières pensées électoralistes ne sont pas loin! Gageons qu'il y aura du mouvement jusqu'à la date fatidique du 22 avril!
Pourtant les chômeurs et les travailleurs n'ont rien à attendre de ces élections. Les trois "éligibles" Sarkozy, Bayrou et Royal ont été de fervents partisans de la Constitution européenne, rejetée par le peuple et aucun n'a d'ailleurs fait son méa-culpa sur cette question.

Ces candidats n'ont que des miettes sociales à promettre et l'on sait que leur programme réel en la matière sera bien différent et plus proche des voeux de l'OCDE que des attentes de ceux qui  leur auront données leurs voix.

Il ne s'agit pour la majorité des organisations de gauche que de créer un climat propice au "changement" qu'en cas de victoire électorale on s'efforcera d'oublier au plus vite.

Tout ce qu'il reste à faire pour tous les gens qui en ont marre de cette vie de misère et de précarité où le tous contre tous est mis en avant par les tenants du capitalisme, camouflés en "libéraux", c'est de profiter de cette occasion pour se faire entendre.

Reprendre les slogans les plus corrects et igorer les autres et se préparer à construire les outils futurs de la vraie libération des couches populaires qui passe par l'égalité sociale entre toutes et tous au sein d'une société réellement fraternelle...

Lorsque les opprimés d'aujourd'hui auront les mêmes moyens matériels pour éduquer leurs enfants et que donc la culture ne sera plus le bien quasi exclusif de la société bourgeoise, alors la société de classes aura vécu. C'est vers ce but que doivent tendre tous nos efforts à l'heure actuelle.

Par JF - Publié dans : Luttes sociales
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Jeudi 29 mars 2007

Gare du Nord, mardi 21 mars à 18h15

C'est l'heure à laquelle je suis arrivée hier à la Gare du Nord pour prendre un train vers la banlieue. Mais j'ai été détournée de mon itinéraire par la présence policière, CRS et policiers, une centaine au moins, qui assiégeait littéralement la gare du Nord,sur ses trois niveaux.

En face plusieurs centaines de voyageurs dont une partie tentait vainement de poursuivre son trajet (lignes 4 et 5 fermées), une autre observait et d'autres protestaient contre la présence policière et ce qui s'était produit à 16h : d'après des témoignages de voyageurs, jeunes et moins jeunes, que j'ai pu entendre, un jeune homme noir âgé de 14 à 16 ans, s'est fait passer à tabac par des policiers parce qu'il n'avait pas de ticket.

Des voyageurs se seraient interposés en demandant à la police de cesser de frapper l'adolescent et en proposant de payer l'amende. La police aurait répondu en envoyant du gaz lacrymogène sur la foule. Des jeunes qui avaient assisté à la scène auraient alors réagi à leur tour en cassant du matériel. Le jeune voyageur a été arrêté et aurait été blessé. Lorsque je suis arrivée à la gare du Nord, deux heures plus tard, j'ai vraiment eu le sentiment d'être dans un climat insurrectionnel tant la présence policière par son importance dégageait de violence. J'ai vu les jeunes casser un photomaton, des vitrines publicitaires, des distributeurs mais pas d'interpellations. Je les ai découvertes à la télévision et j'ai compris là à quoi servaient les Bergers- allemand avec lesquels les CRS arpentaient les couloirs de la gare de manière extrêmement menaçante.

Ils ont lancé des bombes lacrymogènes à plusieurs reprises aux différents niveaux de la gare contre les personnes qui demandaient la libération du jeune. Les jeunes et les personnes présent-e-s ont crié des slogans « police partout, justice nulle part » ou « Sarkozy,fils de pute ». ça faisait très plaisir . La lassitude des gens et le raz le bol des jeunes étaient très perceptibles. Sentiment aussi qu'il suffit désormais d'un rien (ce qui n'était évidemment pas le cas ce jour à la gare du Nord puisqu'une personne a été passée à tabac ) pour que ça explose. Frappée aussi par l'absence de peur de ces jeunes de se frotter à la police et d'aller aux charbons. Intrigué par l'attitude de la police qui, me semble-t-il, aurait pu calmer le jeu en se retirant au lieu de quoi elle s'est déployée de façon pléthorique, violente et imposante.

Même s'il s'agit d'un coup monté par les ennemis politiques de Sarkozy, il n'empêche que la situation sociale catastrophique contenue par des dispositifs sécuritaires pousse à ce type d'événements. Lorsque je suis arrivée à 18h, de nombreuses télés, radios et photographes étaient présents. Pourtant, j'ai entendu sur I-Tv et France intox pardon France Info, « que l'interpellation d'un jeune sans ticket aurait provoqué des incidents à la gare du Nord ». Je ne sais pas ce qui s'est dit ailleurs.

Mais vu qu'aucun média n'était présent au moment du passage à tabac (qui a donc déclenché ces réactions), j'imagine que nous avons entendu, eux et moi, les mêmes témoignages. On a d'ailleurs senti avec Khaled (journaliste) une certaine animosité vis à vis des médias et en même temps les jeunes n'ont pas hésité, pour certains, à se mettre en scène devant les caméras. Ce qui finalement montre à quel point les médias ne sont pas pris au sérieux par toute une catégorie de la population. Ça faisait en tout cas chaud au cœur d'apprendre que des gens (je ne sais pas dans quelle proportion) se sont opposés aux forces de l'ordre et plus largement à cette politique de la peur qui vise à réduire chacun au silence.

Fatima http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article799

Par JF - Publié dans : Politique
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Mercredi 28 mars 2007

En juin auront lieu les législatives. Il est marrant de voir que des députés qui s'en sont pris au SMIC jugé "trop élevé et frein à l'emploi" et qui geignent à longueur de temps sur les "nécessaires économies de fonctionnement de l'État'" se soient octroyés un super régime de faveur pour eux-mêmes.
Les sortants auront 5 ans d'indemnités garanties avant de retrouver un job. Quel salarié ordinaire peut en dire autant?

En 2003 ces mêmes députés avaient raccourci la durée des indemnités chômage pour le commun des mortels et avaient fortement réduite l'ASS destinée aux chômeurs en fin de droits.
Sans gêne ni honte...

C'était en 2002 et voici l'analyse qu'en faisait Thomas Piketty. C'est vraiment à lire ou relire...

Libération, n° 6661 (lundi 14 octobre 2002, p. 6)

Fallait-il augmenter les ministres ?

Piketty Thomas (Directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales)

C’est au beau milieu de l’été, le 6 août, que Jean-Pierre Raffarin a signé le décret portant le salaire mensuel des ministres de 7 800 € (environ 50 000 francs) à 13 300 € (près de 90 000 francs). Une augmentation aussi massive et précipitée, dans un pays où le salaire médian ne dépasse pas 1 500 €,  pose de multiples problèmes sur le fond, et plus encore sur la méthode.

 
Première justification évoquée (de loin la moins bonne): les ministres avaient pris l’habitude d’utiliser les fonds secrets pour doubler la rémunération officielle que la loi leur accordait, et la suppression des dits fonds leur ferait du tort. Autrement dit, il faudrait légaliser un avantage acquis en toute illégalité !

 Autre justification : les patrons du privé sont mieux payés que les ministres.  C’est un argument classique. Napoléon déjà voulait que les plus hauts serviteurs de l’Etat puissent rivaliser en élégance avec les personnages les plus fortunés de son temps, et c’est pourquoi les ministres touchaient alors plus de 300 fois le salaire médian. Le problème de cet argument, c’est précisément qu’il n’a pas de limites.  Pourquoi n’augmenterait-on pas les membres du gouvernement jusqu’à ce que l’on atteigne le niveau de Jean-Marie Messier ?

 On peut toujours trouver mieux payer que soi, et plutôt que de croire leur honneur bafoué dès lors que quelques rares personnes gagnent plus qu’eux, les ministres feraient mieux de se poser la seule question importante, celle de l’efficacité. Le fait d’offrir un salaire de 90 000 francs plutôt que de 50 000 francs permet-il, oui ou non, de recruter des ministres de meilleure qualité, plus compétents, moins corrompus, etc. ? Question difficile, mais à laquelle on peut essayer de répondre en remontant dans le temps. Fixé à un niveau astronomique sous l’Empire et la Restauration, le traitement des ministres fut fortement réduit à la suite des Révolutions de 1830 et 1848, avant d’être immédiatement relevé par Napoléon III, puis de nouveau abaissé par la IIIème République, à tel point qu’en 1914 il n’était plus que d’environ 50 fois le salaire médian. Rien ne semble pourtant indiquer que le personnel politique ait été d’une meilleure qualité sous le Second Empire que lors des décennies suivantes, bien au contraire. Puis l’inflation des années 1914-1945 a définitivement laminé le salaire des ministres, qui s’est stabilisé autour de 5 fois le salaire médian (et 10 fois le salaire minimum) depuis 1945. Là encore, rien ne prouve que les hommes politiques soient devenus plus médiocres après 1945. L’appât du gain ne fait pas les meilleurs politiques.

 ...Dernière justification entendue (sans doute la seule recevable) : il est étrange que certains hauts fonctionnaires, grâce à des primes légales mais peu transparentes, puissent gagner plus que les ministres. Mais en décrétant précipitemment que ces derniers toucheraient désormais le double du salaire indiciaire le plus élevé de la fonction publique (alors même que le taux de prime moyen des fonctionnaires placés hors échelle ne dépasse pas 20%), le gouvernement ne peut qu’alimenter les fantasmes au sujet de ces fameuses primes. Il eût été autrement plus ambitieux de saisir l’occasion pour lancer une réforme générale de la partie haute de la grille salariale relativement resserée fixée en 1948, et constamment contournée depuis. Pour un gouvernement qui prétend porter haut la réforme de l’Etat, tout cela n’est pas glorieux.

 

 

Par JF - Publié dans : Politique
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Mardi 27 mars 2007

Aujourd'hui de violents incidents ont éclaté entre des jeunes banlieusards et les forces dites de l'ordre à la Gare du Nord à Paris.

A l'origine un banal contrôle de billets qui dégénère comme cela arrive de plus en plus souvent...
"Alors que deux agents de la RATP procédaient vers 16h à un contrôle de billet dans les couloirs de la RATP entre le RER B et les lignes 4-5 du métro, une personne sans titre de transport s'en est violemment prise aux contrôleurs, donnant un coup dans la figure à l'un et un coup dans l'épaule à l'autre, selon la RATP qui précise que des jeunes se sont mêlés du contrôle en protestant et s'en prenant aux deux contrôleurs" (AP).

S'en est suivi un face à face musclé entre plusieurs centaines de jeunes (Reuters) et les CRS venus en renfort. le calme n'était pas encore  revenu en début de soirée et il y a eu 7 interpellations et deux blessés.

Aux cris de "Sarkozy, enc...!", "Police partout, justice nulle part!" ou "A bas l'Etat, les flics et les patrons !", ils continuaient à insulter et huer plusieurs dizaines de policiers et gendarmes, dont certains en tenue anti-émeute. (AFP)

Alors que le chômage de masse sévit dans toutes les banlieues de l'hexagone tandis que Neuilly se goberge il n'est pas étonnant que ce type de contrôle soit vécu comme humiliant de la part de jeunes pour qui le prix d'un billet de train est trop élevé. J'habite à 5 kilomètres de Paris et le prix d'un aller-retour pour la capitale est de 4,20 euros!

Dans ces conditions il est logique que l'on assiste à une fraude de grande ampleur!
Quoiqu'il en soit ces coups de chaud préfigurent à échelle réduite ce qu'il se passera tôt ou tard dans cette société où une minorité à tout pendant qu'une immense majorité sombre dans la précarité la plus crasse. Il ne faut surtout pas croire que cela se passera tranquillement...

A l'heure actuelle les sentiments des gens assistant à ce genre d'évènements sont encore partagés. Une partie prône une répression beaucoup plus dure tandis que d'autres sont beaucoup plus compréhensifs envers les jeunes émeutiers.

Gageons que la réalité économique que l'on nous imposera avec les "réformes" qui reprendront dès que le manège électoral aura rendu son verdict unifieront définitivement des points de vue aujourd'hui divergents.

Par JF - Publié dans : Luttes sociales
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