La CFDT ce faux ami...

Publié le par JF

12000 salariés d'Airbus dans les rues de Toulouse... Vient le reportage d'I-Télé et l'interview de Chérèque, son secrétaire général, qui affirme qu'il rappellera aux candidats aux élections présidentielles leurs promesses à propos d'Airbus.
Cette déclaration lénifiante a sans doute donnée la chair de poule à Parisot retranchée dans son bunker du Medef...

Pauvres salariés d'Airbus« défendus » par ces faux-amis, dont la CFDT est un bel exemple... Cinéma devant les micros grands ouverts de la presse aux ordres, contrôle absolu du mouvement des travailleurs pour qu'il n'aille pas trop loin, journées d'actions bidons sans lendemain, refus de l'extension du conflit où tous, quel que soit le secteur professionnel, peuvent participer... La tâche est rude pour Monsieur le Secrétaire général...

Dans ce monde où la précarité pour tous arrive à grands pas, dans une France où les riches n'ont jamais été aussi riches, nous débarasser de la tutelle de ces faux syndicats, largement subventionnés par l'État capitaliste (pour services rendus) devient urgentissime.

Je reproduits, ci-dessous, les extraits d'un appel D'AC, dont on trouvera l'original sur leur site, concernant tous les mauvais coups portés par la CFDT contre les chômeurs.
La CFDT s'inscrit dans la droite ligne de l'OCDE dont la priorité absolue est d'attaquer les minima sociaux, de déclarer la guerre aux chômeurs.

La CFDT, un syndicat de combat ... contre les précaires : non contente de détruire leurs droits à l’assurance chômage, la confédération porte plainte contre des chômeurs ! (Agir contre le chômage)

Pour la CFDT, la casse sociale est un sport qui se pratique en toute discrétion.
Plusieurs précaires d’AC ! sont convoqués à la DRPJ (direction régionale de la police judiciaire ) chargée de la répression des infractions à la personne, certains plusieurs fois de suite. A l’origine de ces convocations, une commission rogatoire déclenchée par une plainte de la CFDT et de François Chérèque.

Le motif ? Sur la commission rogatoire figurent les injures, la diffamation publique, les dégradations, les provocations à commettre des infractions dangereuses pour les personnes.
La réalité ? A l’automne 2005, une nouvelle négociation s’engage à l’Unedic, entre les syndicats dits représentatifs et le MEDEF. Dans un contexte où moins d’un chômeur sur deux est indemnisé par les ASSEDIC, où les travailleurs précaires qui ont besoin d’un complément ASSEDIC pour survivre voient leurs droits sans cesse revus à la baisse, où l’UNEDIC utilise les cotisations sociales pour engraisser les multinationales du placement, plusieurs collectifs de chômeurs et précaires décident de réagir et lancent pendant toute la durée de la négociation un rendez vous hebdomadaire devant le siège de la CFDT.

Pourquoi la CFDT ? Parce que ce syndicat, depuis des années, a systématiquement signé avec le MEDEF toutes les conventions UNEDIC qui détruisent petit à petit le système d’assurance chômage. La CFDT a ainsi inventé le PARE, défendu le placement privé des chômeurs, la réforme des annexes 8 et 10 qui a jeté des dizaines de milliers d’intermittents dans l’enfer du RMI. La CFDT défend publiquement les contrats précaires comme le RMA.

La convention UNEDIC finalement entrée en vigueur en janvier 2006 ira dans le même sens : au moins cent mille chômeurs sortis du régime par le relèvement des durées d’affiliation, une indemnisation réduite pour les saisonniers mais aussi pour l’ensemble de ceux qui sont contraints à cumuler maigres allocations et miettes d’emploi précaires.

Détruire les droits des salariés ne suffit manifestement pas à un syndicat qui devrait au contraire les défendre et les améliorer. La CFDT veut aussi faire taire définitivement les collectifs de précaires qui appellent un chat un chat et résistent à la précarisation et à la misère.

Au moment même où nous prenions connaissance de ces plaintes, qui visent principalement des délits d’opinion, la CFDT entamait avec le MEDEF de nouvelles discussions destinées à "refonder" l’assurance chômage. Nous savons tous ce que signifie le terme refondation dans la bouche du MEDEF : ni plus ni moins que l’achèvement de la destruction de ce qui reste du droit à une indemnisation et au libre choix de son activité.

Soyez solidaires, exigez avec nous l’abandon des poursuites en envoyant un mail à
ac@ac-reseau.org Nous transmettrons à la CFDT !

Publié dans Luttes sociales

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